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l'intimité
Durant l'automne 2005,
les gendarmes me rendent visite chez moi.
Je ne sais pas ce qu'ils veulent.
Ils sont 2, l'un
d'entre eux tente de m'expliquer pourquoi ils sont là, mais j'ai un peu de mal
à comprendre. Le gendarme me dit qu'il faut que je me rende à la gendarmerie
pour témoigner, c'est un juge qui l'a demandé, pour une affaire qui date de
longtemps.
Alors je pose la question, mais de qui parlait t-il?
Et lorsqu'il m'a dit le nom de cette personne, j'ai compris.
Je dois témoigner dans une affaire d'attouchement sexuel, car une des proches
de cette personne a déposé une plainte et ma mis en tant que témoin.
Le choc est terrible, je ne m'y attends pas du tout. Les gendarmes m'expliquent
que je suis obligé, c'est un ordre du juge.
La peur me saisit, je suis tétanisée à l'idée de devoir tout dire.


Je me rends donc, à la gendarmerie.
Le Monsieur est gentil, il me met plus ou moins à l'aise, il
comprend ma peur. Je lui explique ma situation, je lui dis que j'ai peur des répercussions,
que cet homme est dangereux, imprévisible et complètement à la masse, le
gendarme me rassure un peu, il m'explique, qu’ils sont à coté de chez moi en
cas de problème.
L'audition commence, je raconte tout ce que cette homme m'a fait quand j'avais
10, 11 ans, que se ne sont pas seulement des attouchements, mais des viols, j'ai
du tout dévoiler, de la couleur de la
tapisserie jusqu'aux actes monstrueux que
j'avais subis pendant plusieurs années.
Mon
audition aura durée 4 heures avec des pauses, ou je me sentais dévoilé, une
nouvelle fois "violé"
,
au fur et à mesure que je parlais des scènes, on aurait dit des photos
qui passé en boucle dans ma tête. Je me souvenais de tout, et je lui disais
tout.
Cette personne représentait la loi et en quelque sorte je me sentais protégé,
du moins dans le bureau.
Il me pose la question, mais pourquoi vous n'avez pas parlé avant!! Je lui réponds,
que je me sentais déjà assez sale et honteuse et je ne voulais pas que cela ce
sache, que j'avais un père violent et puis cette personne me fais peur.
Il me dit alors que je peux déposer une plainte car c'est un crime.
Mais je ne veux pas, je dois protéger ma famille, c'est un homme très
dangereux, je ne veux pas prendre de risque. Le gendarme me dit alors, que le
juge peux le mettre devant la justice avec mon témoignage et je lui réponds
"bien, il fera comme il voudra, j'ai fait mon devoir et surtout j'ai parlé
et c'est écrit, c'est le principal"
Je me sens vidé, j'ai pleuré à chaude larmes
les jours qui ont suivis, mais je
me sens soulagé d'un poids énorme.
Cela va se ressentir sur ma vie sexuelle, je me sens enfin une femme, il me
reste encore quelques séquelles, mais rien avoir avec les années passées ...
A ce jour,
je n'ai plus entendu parler de cette histoire, mais peut être que ce n'est pas
tout à fait terminé, car la justice est très longue.
Quoi qu'il en soi, il est important d'en parler avec un proche, amie,
assistante social, avocat... ne pas rester dans le
non dit, sa tue progressivement!!
A suivre
Article ajouté le 2008-05-06 et consulté 29 fois
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