1979. Nous avons donc emménagé, pas dans une maison mais dans une
caravane, dans un camping, le temps de trouver un lieu un peu plus habitable.
Mes parents m'avaient scolarisé dans ce petit village, et je n'étais pas à
l'aise, la maîtresse de l’époque n'était pas très sympa. D’ailleurs cela s'est
confirmé. Lorsque je ne comprenais pas mes maths, elle me tirait tellement fort
par les cheveux qu'elle m'en arrachait beaucoup à chaque fois, et je ramenais
la poignée de cheveux à ma mère. Elle était tyrannique et très méchante et pas
qu'avec moi!!!Je me souviens que ma mère avait été la voir, afin qu’elle ne me
tire plus les cheveux. Elle prenait souvent la règle en fer pour mes taper sur
les doigts ce n’était pas tellement mieux !!! Un jour, je ne voulais pas
aller à l’école, j’avais fait croire à ma mère que je m’y étais rendu, je m’étais
caché dans la petite forêt qui passait à coté de


Ce jeune homme, je m’en souviens très bien, il me
tranquillisait et me parlait doucement. Il me demanda si j’étais d’accord pour
qu’il m’accompagne à l’école et me proposa de discuter avec
Je répondis non
Elle me dit alors « ce sont des
gendarmes !! »
Mon sang ne fit qu’un tour, l’angoisse montait, je commençais à
trembloter, je me disais mais qu’es que j’ai fait ??? Je leur ai dit des
choses et j’avais peur qu’ils racontent tout à mes parents.
J’avais raison d’avoir peur, car quand la maitresse est arrivée dans
la classe, elle me regarda en me disant, d’une voie sarcastique : «
oh !! Et bien la petite à peur de moi et elle s’est fait raccompagné par
les gendarmes, quelle honte !!!! »
Je rentrais difficilement de l’école pour me rendre chez moi et
me cachais souvent derrière un muret
pendant quelques minutes et puis je reprenais mon souffle et mon courage pour rejoindre ma mère à son boulot, afin de m’occuper de ma sœur.
Je ne savais pas si ma mère était au courant de la petite virée avec les gendarmes, j’essayais de cacher mes doutes et mes peurs, mais c’était peine perdue.

Je suis rentrée, ma mère était assise dans ce qui nous servi de
salon, Elle m’attendait. A son regard, j’ai su qu’elle savait… Elle me fit la
morale et m’a dit de ne plus recommencer ce genre de choses et qu’elle ne le
dira pas à mon père. Discussion courte mais je me sentais très soulagé de cette
nouvelle.
Le bourreau m’aurait certainement puni sévèrement s’il avait su…
Heureusement, il n'était pas souvent là, puisqu'il était chauffeur
international, il rentrait les weekends et les vacances.
Ma mère avait retrouvé aussi un emploi dans l’épicerie du camping où l’on
habité auparavant. J’ai du m’occupé de ma sœur très trop, j'avais 7 ans et elle
2 mois à peine, je prenais mon rôle au sérieux et je fessais comme ma mère me
disait de faire, la changer, la promener, la garder, en gros j'étais sa seconde
maman. Mes parents avaient trouvés un gîte rural pour que l'on soit mieux
installé.
Quand mon père rentrait de son boulot, nous devions rester tranquille, sans s'amuser,
rire, parler ni rien d'autre...
Un soir, j'avais renversé un verre d'eau, il est rentrait dans
une rage folle, pire que les précédentes!!
