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suite (3)

 1979. Nous avons donc emménagé, pas dans une maison mais dans une caravane, dans un camping, le temps de trouver un lieu un peu plus habitable.
Mes parents m'avaient scolarisé dans ce petit village, et je n'étais pas à l'aise, la maîtresse de l’époque n'était pas très sympa. D’ailleurs cela s'est confirmé. Lorsque je ne comprenais pas mes maths, elle me tirait tellement fort par les cheveux qu'elle m'en arrachait beaucoup à chaque fois, et
je ramenais la poignée de cheveux à ma mère. Elle était tyrannique et très méchante et pas qu'avec moi!!!Je me souviens que ma mère avait été la voir, afin qu’elle ne me tire plus les cheveux. Elle prenait souvent la règle en fer pour mes taper sur les doigts ce n’était pas tellement mieux !!! Un jour, je ne voulais pas aller à l’école, j’avais fait croire à ma mère que je m’y étais rendu, je m’étais caché dans la petite forêt qui passait à coté de la route.

Deux jeunes hommes m’avaient repéré, ils sont venu vers moi, je m’étais assise par terre appuyé sur un arbre. Le plus jeune s’assoira à mes cotée et commençât à me parler, il me demanda pourquoi je n’étais pas à l’école. Bizarrement, je me sentais bien et je n’avais pas d’inquiétudes particulières et je me suis un peu confiée à lui. Je lui racontais que la maîtresse était pas gentille, qu’elle me tirait les cheveux et me tapait sur les doigts avec la règle, et dans la lancée, je lui disais aussi que mon père n’était pas très gentil avec moi et que j’avais peur.


Ce jeune homme, je m’en souviens très bien, il me tranquillisait et me parlait doucement. Il me demanda si j’étais d’accord pour qu’il m’accompagne à l’école et me proposa de discuter avec la maitresse. J’étais d’accord. Lorsque nous sommes arrivés devant la classe, la maitresse me regarde très méchamment. Pendant un instant, ils sont sortis tout les trois dehors. Une copine de classe à ce moment là, me dit : es que tu les connais ?

Je répondis non

Elle me dit alors « ce sont des gendarmes !! »

Mon sang ne fit qu’un tour, l’angoisse montait, je commençais à trembloter, je me disais mais qu’es que j’ai fait ??? Je leur ai dit des choses et j’avais peur qu’ils racontent tout à mes parents.

J’avais raison d’avoir peur, car quand la maitresse est arrivée dans la classe, elle me regarda en me disant, d’une voie sarcastique : «  oh !! Et bien la petite à peur de moi et elle s’est fait raccompagné par les gendarmes, quelle honte !!!! »

Je rentrais difficilement de l’école pour me rendre chez moi et me cachais souvent derrière un muret                             

pendant quelques minutes et puis je reprenais mon souffle et mon courage pour rejoindre ma mère à son boulot, afin de m’occuper de ma sœur.

Je ne savais pas si ma mère était au courant de la petite virée avec les gendarmes, j’essayais de cacher mes doutes et mes peurs, mais c’était peine perdue.

Je suis rentrée, ma mère était assise dans ce qui nous servi de salon, Elle m’attendait. A son regard, j’ai su qu’elle savait… Elle me fit la morale et m’a dit de ne plus recommencer ce genre de choses et qu’elle ne le dira pas à mon père. Discussion courte mais je me sentais très soulagé de cette nouvelle.
Le bourreau m’aurait certainement puni sévèrement s’il avait su…

Heureusement, il n'était pas souvent là, puisqu'il était chauffeur international, il rentrait les weekends et les vacances.
Ma mère avait retrouvé aussi un emploi dans l’épicerie du camping où l’on habité auparavant. J’ai du m’occupé de ma sœur très trop, j'avais 7 ans et elle 2 mois à peine, je prenais mon rô
le au sérieux et je fessais comme ma mère me disait de faire, la changer, la promener, la garder, en gros j'étais sa seconde maman. Mes parents avaient trouvés un gîte rural pour que l'on soit mieux installé.
Quand mon père rentra
it de son boulot, nous devions rester tranquille, sans s'amuser, rire, parler ni rien d'autre...

Un soir, j'avais renversé un verre d'eau, il est rentrait dans une rage folle, pire que les précédentes!!

Il a pris ma tête et me l'a cogné sur la table, si fort, si fort ; Je me souviens, j'avais la tête en feu, sa bougeait dans tout les sens, mon nez saignait beaucoup, mon visage bouillonnait, ma vision était flou, je pleuré et essayait de lui dire d'arrêté mais il continuait, ma mère qui était dans la cuisine, est venu et lui a dit " ça suffit" et il a arrêté.
Il m'a envoyé dans ma chambre, je me suis regardé dans la glace, les dégâts sur mon visage étaient très visible, mon nez me faisait mal, mes yeux étaient bleu, ma tête faisait du bruit (comme lorsque l'on en fonce un clou dans un mur avec un marteau) ma mère était venu me voir mais, sans pouvoir faire quelque chose!


                  


Article ajouté le 2008-04-07 et consulté 84 fois
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